Nous allons ici vous présenter la thermographie telle qu'il est définitivement primordial de la connaître, surtout dans le bâtiment, mais telle que nous ne l'abordons pas au chapitre "le diagnostic thermographique", où tout est considéré comme évident. Ici, il nous faut une attention plus fine et informée. Cela pour dire que, si vous n'y prenez pas garde, vous interpréterez l'image thermique de façon erronée ; et pire, pour ceux qui se raccrochent aux chiffres, vous vous perdrez dans le n'importe quoi. Il est donc essentiel de vous former pour éviter que ces réalités ne vous piègent. Néanmoins, ici, nous n'allons pas "quantifier", ce qui risquerait de rebuter ; mais ce serait la meilleure méthode, celle que le Professionnel trouvera plus tard dans les exercices du wiki-thermographie.
L'image fournie par la caméra est en températures ... apparentes
L'interprétation d'une image thermique sur les matériaux usuels du bâtiment est souvent aisée. Mais, parmi les difficultés, les vitrages et les métaux (en particulier, mais pas seulement) peuvent nous demander de réfléchir davantage. Prenons cet exemple. C'est le même fichier-image exploité avec deux cadrages thermiques* différents, le maximum restant à 5,5°C (température apparente) qui est le maximum relevé sur la menuiserie aluminium de cette verrière. |
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| Ici à gauche, le cadrage thermique est usuel, on cherche à faire une belle image en exploitant au mieux la palette de couleurs sur la partie d'image qui nous intéresse : la verrière elle-même. | Ici à droite, le cadrage thermique est extrême ; il prend en compte l'ensemble des températures de l'image, sans se préoccuper de l'esthétique. L'image est moins belle, on cherche immédiatement à accrocher l'oeil sur le haut à droite, le ciel. La caméra lit - 30°C sur la partie centrale, où le ciel d'hiver se découvre derrière les nuages. | |
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*cadrage thermique = réglage du mini et du maxi de l'échelle des températures. |
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Les toitures devraient apparaître chaudes
Considérons le fameux schéma de l'ADÈME que tout le monde reprend pour parler de l'isolation nécessaire de la toiture. Accèder au guide "isolation thermique de l'ADÈME. |
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Ne regardons que la toiture. 25 à 30% des pertes de la maison passent par la toiture de la maison individuelle non isolée. Il faudrait rajouter "d'un seul niveau". Ces pertes sont les pertes par convection et les pertes par rayonnement. Que voit la caméra thermique ? Strictement, elle voit les déperditions par rayonnement (la puissance de rayonnement émise diminuée de la puissance de rayonnement absorbée) qui représente 5 à 10 % des pertes de la maison. Ce n'est pas 25 à 30%. Le reste est perdu par convection. |
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Ainsi, il est très rare de voir une toiture apparaitre plus chaude que les façades, sur une image thermique. Simplement parce que la toiture est toujours plus froide que les façades. Sauf cas presqu'introuvable comme les combles habités non isolés (voir le document dans "thermographie et isolation thermique"). Dans les autres cas, les combles sont ventilés et la toiture ne peut pas "chauffer". |
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| Ensoleillement de quelques minutes |
Suite à ensoleillement - commentaires loufoques |
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| Cette toiture a chauffé quelques minutes sous le soleil direct de février à 9h du matin, vers Grenoble. Et le soleil est ensuite voilé, mais il chauffe toujours les bâtis et la terre. Document Institut de la Thermographie |
De telles toitures "chaudes" parsèment la presse et le web. Elles ne sont possibles qu'après échauffement par le soleil ou après élévation rapide de la température ! Document de la région de Grenoble pour inciter aux économies d'énergie. Auteur inconnu |
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| Comparaison probante avec la THERMOGRAPHIE (sans neige, naturellement !!)
Rappelons donc ici que la thermographie de toiture qui présente une température uniforme est toujours erronée, soit résultant d'un ensoleillement actuel ou préalable, soit résultant d'une hausse rapide de la température extérieure (toiture de faible inertie). |
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